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vision du Burkina sur les NTIC
DUNE
SOCIETE DE LINFORMATION
DANS LA REGION AFRIQUE DE LOUEST
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Contribution du
Burkina Faso
(Avril 2002)
Tout le monde saccorde aujourdhui pour
reconnaître que les possibilités daccélération du développement grâce aux NTIC
existent et sont bien réelles même dans les pays en développement.
Malgré la très faible pénétration de ces
technologies sur le continent, elles figurent parmi les premières demandes des
populations. Rares sont les localités qui ne placent plus laccès au téléphone,
à la radio et à la télévision parmi leurs toutes premières exigences en matière
dinfrastructures de base. LInternet qui na été introduit sur le
continent quà partir des années 1995 connaît un succès de plus en plus
retentissant dans les grandes villes malgré les très faibles débits des connexions qui
ne permettent pas une pleine exploitation de ce nouveau moyen de communication et
daccès à linformation.
En dépit de cette importance stratégique pour le
développement et de la très forte demande exprimée par les populations, les
technologies de linformation et de la communication et en particulier Internet et
ses applications se répandent très difficilement sur le continent.
Les raisons sont multiples et multiformes. Elles
concernent entre autres :
linsuffisance de la sensibilisation des
planificateurs, des décideurs politiques et des partenaires au développement sur les
enjeux de ces technologies dans le contexte actuel de la mondialisation ;
le faible niveau dappropriation de ces
technologies par les individus, les entreprises et lAdministration ;
le faible niveau de la maîtrise du développement
de lexpertise locale ;
linsuffisance, linadéquation et le
coût daccès aux infrastructures de communication de base ;
la quasi inexistence de contenus et de services
adaptés aux besoins locaux ;
le faible niveau dorganisation du secteur en
vue dattirer les investisseurs et douvrir ce secteur à la concurrence ;
la très faible densité des zones rurales
et le faible revenu des populations de ces zones qui ne permettent pas la justification
économique de services dont la viabilité ne peut dépendre que déconomies
déchelle ;
le coût dacquisition dun ordinateur
au regard du revenu moyen dun travailleur salarié ;
les difficultés daccès au crédit par les
acteurs du secteur et les ménages ;
linsuffisance et la mauvaise utilisation des
financements pour la réalisation de projets centrés sur lutilisation de ces
technologies pour le développement ;
le faible niveau de coordination des initiatives
publiques et privées ;
et dans une moindre mesure les contraintes
climatiques et environnementales ainsi que la très faible pénétration de
lélectricité en zones rurales.
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