Image2.gif (2593 octets)

Association pour la promotion des NTIC dans les médias

Sommaire Club@
triangle.gif (104 octets) A la une
triangle.gif (104 octets) Objectifs
triangle.gif (104 octets) Membres du bureau
triangle.gif (104 octets) Activités
triangle.gif (104 octets) Agenda
triangle.gif (104 octets) Meilleur du web
Galérie photos
triangle.gif (104 octets) Statut et Règlement
triangle.gif (104 octets) Archives
 
                                 
Actualité > vision du Burkina sur les NTIC 

D’UNE SOCIETE DE L’INFORMATION
DANS LA REGION AFRIQUE DE L’OUEST

_______

Contribution du Burkina Faso

(Avril 2002)

  • 6. Les mesures stratégiques qui peuvent contribuer à lever les obstacles


6.1. La définition explicite dans chaque thème majeur du NEPAD d’une composante NTIC
6.2.
La mise en place d’un cadre institutionnel cohérent
6.3.
L’organisation du secteur
6.4.
Le développement de l’expertise locale
6.5.
La mobilisation des financements
6.6.
Les observatoires de la société de l’information
 

Six mesures méritent une attention particulière parce qu’elles constituent les facteurs de changement les plus déterminants pour l’ancrage de l’Afrique dans la société de l’information. Il s’agit des mesures relatives aux points ci-après :

  • la définition explicite dans chaque thème majeur du NEPAD d’une composante NTIC pouvant servir de levier pour l’atteinte des objectifs poursuivis ;

  • la mise en place d’un cadre institutionnel cohérent pour l’élaboration et le suivi de la mise en œuvre des politiques de développement de l’informatique, des télécommunications et de l’audiovisuel dans chaque pays ;

  • l’organisation du secteur pour favoriser la concurrence et attirer les investissements ;

  • le développement de l’expertise local ;

  • la mobilisation des financements nécessaires pour la mise en place des infrastructures de base et pour la réalisation de projets structurants tournés vers le développement (gouvernance électronique, télé-éducation, télé-médecine, radios communautaires, télé-centres communautaires polyvalents en zones rurales, etc.)

  • la mise en place d’observatoires de la société de l’information pour le suivi, l’évaluation, l’analyse prospective et le développement d’une culture d’adaptation aux changements.

La prise en compte en même temps de façon concertée de ces six mesures dans tous les pays africains permettra sans aucun doute de parvenir :

  • à un accès généralisé à un coût abordable sur tout le continent au téléphone, à l’ordinateur, à l’Internet, à la radio, à la télévision, et aux autres technologies de l’information et de la communication traditionnelles ou perfectionnées, pour répondre aux besoins des individus et des entreprises publiques et privées ;

  • au développement de ressources humaines hautement qualifiées dans le domaine des NTIC et actives, de même qu’un public sensibilisé et alphabétisé sur l’usage des NTIC ;

  • à la création et au développement d’une industrie de services basée sur les NTIC, avec des sociétés de niveau mondial spécialisées pour l’exportation de produits et de services des technologies de l’information ;

  • à une utilisation des NTIC dans le but d’augmenter la productivité et la compétitivité des secteurs industriels du continent susceptibles d’exporter ;

  • à une utilisation avancée des NTIC dans le but d’accroître le bon fonctionnement et l’efficacité des opérations des pouvoirs publics et des prestations de services qu’ils offrent au public ;

  • à une utilisation des NTIC pour améliorer l’efficacité de la recherche et des systèmes d’éducation par une nette amélioration de la qualité de l’enseignement et par la démultiplication des canaux d’accès au savoir ;

  • à une utilisation des NTIC pour améliorer l’accès à des services de santé de qualité, particulièrement en zone rurale ;

  • à une utilisation des NTIC pour réduire la pauvreté dans les zones rurales par une amélioration de l’implication des populations les plus défavorisées dans les programmes de développement avec comme conséquences l’amélioration de leur productivité et de la qualité de leur vie ;

  • à la transformation du continent en centre de production et de distribution de contenu informationnel et de culture pour le monde entier.

6.1. La définition explicite dans chaque thème majeur du NEPAD d’une composante NTIC

Il s’agit ici de prendre en compte le caractère transversal des NTIC et de marquer vis à vis des planificateurs et des partenaires, la volonté politique des Chefs d’Etats de faire de ces technologies un des principaux leviers du développement économique et social du continent.

6.2. La mise en place d’un cadre institutionnel cohérent

Les nouvelles technologies de l’information et de la communication résultent de la convergence de trois composantes principales qui font l’objet de politiques d’expansion traditionnellement séparées et qui continuent de s’ignorer mutuellement. Il s'agit des systèmes et réseaux d'exploitation publique qui transmettent des signaux de façon anonyme, des sources et technologies de l'information fondées sur des contenus multimédias, et des moyens informatiques de traitement de ces contenus. Ces trois composantes sont représentées par la téléphonie, la radiodiffusion télévisuelle et sonore, et l’informatique.

La convergence des politiques nationales élaborées pour la promotion de ces trois composantes constitue aujourd’hui la meilleure voie pour permettre à chacune d’elle de se développer et d’apporter sa pleine contribution au développement. Un meilleur réseau téléphonique dans chaque pays aurait par exemple permis aujourd’hui une toute autre impulsion du développement de l’Internet sur le continent.

Pour faciliter cette convergence, chaque pays doit s’engager à ériger un super Ministère de l’Information et des Technologies de la Communication qui aura pour mission d’une part, l’élaboration d’un plan de développement de l’infrastructure nationale d’information et de communication et d’autre part, la mise en place et la l’adaptation régulière d’un cadre réglementaire approprié, qui soient cohérents, et qui intègrent de façon harmonieuse l’informatique, les télécommunications et l’audiovisuel. Les technologies de l’information et de la communication n’étant qu’un moyen, ce super Ministère aura aussi pour mission de veiller à la prise en compte des différentes dimensions du plan dans la stratégie globale de développement du pays en suivant notamment l’exécution des décisions gouvernementales en faveur du développement du secteur et de la prise en compte des nouvelles possibilités offertes dans les autres secteurs d’activité.

Ceci passe aussi par la mise en place d’un organe de régulation dans chaque pays qui aura pour mission de veiller à la stricte application de la réglementation par les acteurs du secteur.

6.3. L’organisation du secteur

Dans l’état actuel, dans la plupart des pays africains, l’infrastructure de communication de base est très peu développée et ne répond pas aux besoins des différents secteurs d’activité en particulier pour ce qui concerne les échanges de données. Elle est caractérisée par un coût d’accès qui ne tient pas compte des possibilités des individus et des entreprises publiques et pénalise lourdement les entreprises privées pour lesquelles le coût des facteurs de production est un aspect déterminant pour leur compétitivité. Dans le contexte actuel de la mondialisation, permettre la mise en place de réseaux ouverts et communicants au niveau des secteurs clefs et traiter correctement les problèmes du coût des communications, de sécurité et de cybercriminalité, est perçu par les principaux acteurs de la vie économique non pas comme une nécessité, mais comme une urgence.

Ceci nécessite d’organiser le secteur pour en particulier :

  • ouvrir les segments relatifs aux infrastructures de base (réseau du téléphone fixe, réseau du téléphone mobile, téléphonie rurale, réseau national de données, plate-forme pour le commerce électronique) aux investisseurs privés et à la concurrence afin d’une part de mobiliser plus rapidement les financements requis pour leur développement et d’autre part de réduire les coûts d’accès ;

  • permettre l’interconnexion des réseaux à travers le continent ;

  • libéraliser les segments à valeurs ajoutées afin de favoriser l’émergence d’un tissu industriel et de services basé sur les NTIC ;

  • permettre aux grandes administrations et entreprises de mettre en place des réseaux étendus propriétaires répondants à leurs besoins spécifiques ;

  • instaurer les mécanismes nécessaires pour garantir un service universel notamment par la mise en place d’un fonds spécifique ;

  • réglementer les échanges de données et le commerce électronique ;

  • prendre en compte dans le cadre réglementaire existant les problèmes d’éthique, de protection de la vie privée et de la propriété intellectuelle inhérents à la société de l’information.

6.4. Le développement de l’expertise locale

La maîtrise du développement de l’expertise locale dans le domaine des nouvelles technologies de l’information et de la communication ayant été la condition première de succès pour les pays en développement qui ont su amorcer ou réussir leur transition vers la société de l’information, il est préconisé que cet axe constitue l’élément central des mesures stratégiques.

Le développement d’une expertise locale reconnue dans le domaine des technologies de l’information et de la communication entraînera en effet de facto le développement d’un tissu industriel et de services basé sur ces technologies (y compris dans le domaine culturel), l’appropriation et l’utilisation plus accrue de ces technologies dans différents secteurs d’activités avec des retombées bénéfiques sur l’accélération du développement du continent et de son insertion dans l’économie mondiale. Il s’agit de l’axe pour lequel une intervention des pouvoirs publics pourrait entraîner de façon sûre un effet bénéfique à tous les niveaux.

Ce développement doit reposer sur la création de centres spécialisés dans la formation initiale de niveau universitaire, dans la formation continue et dans l’assistance aux entreprises, autour desquels pourront se développer des pôles technologiques. Ces centres devront se spécialiser dans tous les domaines de connaissance liés aux technologies de l’information et de la communication, à savoir, l’informatique, les télécommunications, le multimédia et l’audiovisuel.

Ceci suppose une concentration de moyens et surtout de ressources humaines de très haut niveau qu’il faut bien motiver afin de les stabiliser.

Ceci est primordial pour le déclenchement du déclic décisif souhaité pour l’entrée effective du continent dans la société de l’information.

6.5. La mobilisation des financements

La disponibilité des ressources financières constitue également une contrainte majeure pour le développement des NTIC sur le continent.

Aussi, conviendrait-il que les taxes fiscales soient réduites, voire supprimées pour faciliter l’acquisition des équipements informatiques et de communication par les individus et les entreprises.

En outre, l’un des objectifs majeurs du NEPAD étant la mobilisation des ressources financières, il s’agit aussi:

  • de faciliter l’accès au crédit par les opérateurs pour le développement des infrastructures de base tout en réduisant les délais requis pour la mobilisation de ces crédits ;

  • de mobiliser des ressources financières suffisantes pour soutenir la mise en place d’un service universel et la réalisation de projets tournés vers le développement, structurants ou liés à la mise au point de technologies adaptées aux besoins locaux.

Les projets structurants à soutenir devrait concerner :

  • le développement des compétences locales ;

  • le développement d’une culture numérique principalement au niveau de la jeunesse ;

  • la sensibilisation des acteurs de la vie politique, économique et sociale ;

  • la gouvernance électronique ;

  • le commerce électronique ;

  • la télé-éducation et la télé-médecine ;

  • le développement de contenus multimédias interactifs en langues nationales répondant aux besoins des populations défavorisées ;

  • l’implantation de télé-centres communautaires polyvalents et de radios communautaires de proximité.

6.6. Les observatoires de la société de l’information

Il ne fait plus aucun doute que dans les années à venir, les pays qui pourront survivre aux changements profonds, rapides et imprévisibles à bien des égards, que les nouvelles technologies de l’information et de la communication sont en train d’engendrer, seront principalement ceux qui sauront s’adapter en s’appropriant et en utilisant ces moyens technologiques pour développer des avantages comparatifs.

Face à une telle réalité, l’entrée de l’Afrique dans la société de l’information, doit être soutenue par un processus permanent de suivi et d’évaluation de l’impact des NTIC sur le développement. Elle doit en outre s’inscrire dans le cadre d’un processus continu d’adaptation aux changements en cours ou prévisibles au niveau mondial, en vue d’inventer ou de re-inventer continuellement des avantages comparatifs pour le continent. En somme, il s’agit ici de développer une véritable capacité de suivi, d’évaluation, d’analyse prospective et d’adaptation aux changements, notamment en favorisant la veille, en vue de préparer sans arrêt le continent à tirer le meilleur avantage de son insertion dans la société de l’information.

Pour ce faire, il est nécessaire de mettre place dans chaque pays un Observatoire de la Société de l’Information composé de groupes de travail et d’un réseau de partenaires (parties prenantes aux nouvelles technologies de l’information et de la communication) pour la collecte de l’information. Chaque Observatoire pourrait avoir les missions ci-après :

  • organiser, collecter et analyser les informations relatives aux investissements, aux développements et aux innovations dans le domaine des technologies de l’information et de la communication et à leur apport aux politiques nationales sous toutes les dimensions (économique, sociale, organisationnelle, etc.) ;

  • instaurer une consultation étroite, efficace et permanente entre les autorités gouvernementales, le secteur privé, la société civile et les partenaires au développement en vue d’entretenir une vision commune des enjeux et du rôle des technologies de l’information et de la communication pour le développement du pays ;

  • éclairer par la confrontation des points de vue et des analyses, les choix stratégiques dans le domaine des technologies de l’information et de la communication ;

  • formuler des recommandations pour la mise en œuvre et l’évaluation des actions entreprises dans le cadre du programme d’action gouvernementale pour la société de l’information ;

  • formuler des recommandations pour l’évolution des filières de formation dans le secteur des technologies de l’information et de la communication et de l’économie numérique ;

  • favoriser le partage d’expériences dans l’utilisation des NTIC au niveau national et sous-régional et par voie de conséquence sur de nombreux domaines de la vie.

En somme, ces observatoires doivent travailler à l’appropriation des NTIC par les différents secteurs d’activité et garantir ainsi l’utilisation effective et intelligente de ces technologies pour accompagner la stratégie globale de développement du continent.

ire Club@

Actualité des Ntic

La presse nationale

Les Infos du Club@

Les nouveautés

Devenir membre

Déjà membres

Contacts

Forum

Statuts et Règlement