Initiatives pour le développement d'un CMC à Bobo dioulasso

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Projet de Centre communautaire polyvalent ( CMC) à Bobo dioulasso

Appui au développement humain durable de Bobo dioulasso :

IDENTIFICATION DU PROJET


Titre : Projet de Centre Communautaires multimédia à Bobo dioulasso

Objectifs :

  • produire, dans le cadre d’une approche intégrée du développement, des contenus multimédias interactifs d’information, de sensibilisation et d’auto formation, éventuellement en langues nationales, adaptés aux besoins et au niveau des populations de bobo dioulasso et pouvant faciliter l’apprentissage tout au long de la vie dans les domaines ciblés : formation formelle et non formelle, santé, environnement, hydraulique, agriculture, élevage, commerce et artisanat, culture et loisir, genre ;

  • rendre ces contenus accessibles aux diverses couches défavorisées à travers une structure d’accès communautaires ; notamment le centre multimédia communautaire.

  • faciliter grâce à la diffusion de ces contenus la mise en œuvre des activités de développement de la localité ;

  • contribuer ainsi de façon durable au développement économique, social et culturel des communautés bénéficiaires.

Pays : BURKINA FASO

Zones couvertes : La région Ouest du Burkina Faso, notamment la ville de  Bobo dioulasso et ses environs.

Commanditaires : L'Association initiative pour le développement de CMC à Bobo dioulasso

Organe d’exécution : L'Association pour le développement de CMC à Bobo dioulasso

RESUME


Le point commun des politiques nationales dans les secteurs ciblés par ce projet (formation formelle et non formelle, santé, environnement, hydraulique, agriculture, élevage, commerce et artisanat, culture et loisir, genre) est que ces politiques sont fortement orientées vers l’appui aux populations défavorisées dans le but de les entraîner dans un processus de développement durable. Selon une étude menée sur le terrain et concernant la zone du projet, les problèmes majeurs qui entravent la concrétisation de cette noble ambition sont entre autres :

  • les difficultés pour assurer l’information et la formation permanente des agents d’encadrement et d’appui au développement qui sont sur le terrain afin de garantir une bonne diffusion des nouvelles technologies et pratiques ;

  • les difficultés pour atteindre l’ensemble des populations  alentours du fait des faibles moyens humains et financiers et du faible développement des infrastructures routières ;

  • les difficultés liées au faible niveau des populations défavorisées et à l’inexistence d’un contexte pouvant favoriser la culture de l’auto-formation ;

  • les difficultés liées au manque d'information et de connaissances formulées pour être accessibles aux diverses couches défavorisées de la société ;

  • les difficultés pour diffuser le peu d’information ou de connaissances disponibles ;

  • les difficultés pour faire partager les leçons issues des expériences de développement et faire connaître le point de vue des populations.

  • Enfin l'absence d'un média communautaire de nom; qui puisse aider les populations a atteindre leur objectif de développement; dans la mesure où la région de Bobo dioulasso, ou du moins le Burkina Faso n'a pas pas de centre communautaire multimédia comme tel.

Le but principal de ce projet est de tirer partie des possibilités nouvelles qu’offre la convergence de l’informatique, des télécommunications et du multimédia pour atténuer ces difficultés en donnant notamment aux populations défavorisées le pouvoir d’améliorer leurs conditions de vie.

En outre, ce n’est qu’en réussissant simultanément que les politiques sectorielles peuvent parvenir à un impact significatif durable. En effet, l’amélioration de la productivité ne peut s’obtenir qu’en améliorant notamment la santé, la lutte contre la désertification, les conditions de vie de la femme et les conditions d’acquisitions de nouvelles connaissances par les populations. De ce fait, ce projet vise aussi à créer les conditions pour la mise en œuvre d’une approche intégrée du développement en favorisant la création de synergies et une approche plus globale de l’encadrement des populations défavorisées.

Les bénéficiaires de ce projet seront en particulier les acteurs d’appui au développement qui sont sur le terrain et les populations défavorisées, les populations productrice de revenues

Les objectifs généraux poursuivis à travers le présent projet sont de créer le cadre institutionnel, de développer les compétences locales et de mettre en place les moyens technologiques nécessaires pour :

  • produire des contenus multimédias interactifs d’information, de sensibilisation et d’autoformation, éventuellement en langues nationales, adaptés aux besoins et au niveau des populations rurales et pouvant faciliter l’apprentissage tout au long de la vie dans les domaines ciblés;

  • rendre ces contenus accessibles aux diverses couches défavorisées à travers le centre communautaires multimédia;

  • faciliter grâce à la diffusion de ces contenus le développement des activités de la région;

  • contribuer ainsi de façon durable au développement économique, social et culturel des communautés bénéficiaires.

L’atteinte de ces objectifs contribuera :

  • à améliorer l’efficacité de tout un chacun, les relations sociales, l’accessibilité et la disponibilité des services d’appui au développement notamment en réduisant, voire en supprimant les déplacements ;

  • à venir à bout plus rapidement des mentalités et des pratiques considérées comme rétrogrades dans le domaine de la préservation de l’environnement, de la santé et de la promotion de la femme ;

  • à diffuser plus efficacement les nouvelles méthodes de production et à augmenter le savoir, le savoir-faire et le pouvoir des populations défavorisées à gérer leur développement ;

  • à sensibiliser le plus grand nombre sur leurs droits et sur leurs devoirs afin de favoriser l’enracinement de la démocratie ;

  • à favoriser les échanges d’expérience dans tous les domaines de développement ;

  • à impulser de façon durable les activités économiques et le développement à la base.

Ce centres privilégiera l’utilisation de tout moyen moderne et efficace de communication: téléphone, fax, radio numérique, télévision, messagerie électronique, groupes de discussion sur Internet, visioconférence, et web. photocopieuse etc

Ces centres permettront :

  • aux utilisateurs potentiels de se former à l’utilisation des NTIC ;

  • aux partenaires techniques de mettre plus l’emphase sur la production et la diffusion de l’information et des modules d’auto-formation adaptés aux besoins des populations défavorisées que sur la présence sur le terrain ;

  • aux agents d’appui au développement qui sont sur le terrain de se perfectionner et d’avoir accès à l’information dont ils ont besoin pour assurer efficacement leurs missions ;

  • aux citoyens de s’informer, de s’éduquer, de communiquer et de se distraire ; et de produire plus.

  • aux alphabétisés de valoriser leur formation par l’accès à l’information et à la connaissance disponibles sur Internet ;

  • aux producteurs de s’auto-former, de se perfectionner et de se faire connaître en diffusant des informations sur Internet ;

  • aux groupements de producteurs et autres associations de créer des réseaux d’échange d’expérience, d’entraide et de collaboration ;

  • aux opérateurs économiques de rechercher des opportunités d’affaires ;

  • aux chercheurs d’emploi de se déclarer et de rechercher des opportunités au niveau national et local, de s’auto-préparer aux examens et concours ;

  • aux autorités locales de mieux faire connaître leur localité en diffusant des informations sur Internet.

Cadre et contexte de la région du projet

Aperçu général 

Pays enclavé de 274 000 km2 situé au cœur de l'Afrique Occidentale, le Burkina Faso est une terre ensoleillée. Le point le plus proche de l'Atlantique est à plus de 500 km. La capitale, Ouagadougou, compte environ un million d'habitants. Sa capitale économique et culturelle est Bobo dioulasso qui compte a peu près 500 000 habitants. Le Burkina Faso fait frontière avec le Mali au nord, le Niger à l'est, le Bénin au sud-est, le Togo, le Ghana et la Côte d'Ivoire au sud.


Bobo-Dioulasso, anciennement Sya est, avec 600 000 habitants, la deuxième ville du BURKINA FASO. C'est une ville cosmopolite où se côtoient de nombreuses colonies venues des pays voisins (Béninois, Ghanéens, Maliens, Ivoiriens, Nigérians, Sénégalais...). 63,9% de la population est musulmane, 33,8% chrétienne, 1,8% animistes.
Située au sud ouest du pays, à 365 kilomètres de Ouagadougou, Bobo-Dioulasso est le chef-lieu de la province du Houet. La ville de Sya s'etend sur 13 678 ha. La province du Houet est une des plus arrosées du pays, elle est drainée par de nombreux cours d'eau:
-le Houet qui traverse la ville de Bobo-Dioulasso;
-le Niamé à l'est;
-la Comoé au sud-est;
-le bassin du Kou au sud-ouest et sud.

Le climat est de type sud-soudanais marqué par des températures variant entre 10 et 37°C et des pluies abondantes (entre 1100 et 1200mm/an). On distingue deux saisons:
-une saison des pluies, de juin à septembre
-une saison sèche, d'octobre à mai.

Le secteur primaire (agriculture, élevage,) est le moteur du développement économique et social de Bobo dioulasso. Il constitue la principale source de revenus, d’emplois pour plus de 92 % des actifs occupés . La région est d'ailleurs considérées comme le grenier du Burkina Faso.Cependant les populations utilisent les méthode culturales anciennes; et ont très peu d'ambition du fait de la très faible méconnaissance des pratiques culturales.

La principale culture de rente de la région est le coton, principalement destinée au marché extérieur,  on y produit également l’amende de karité. Les producteur de cette culture sont d'ailleurs regroupés en coopérative, avec une section nationale.

Le secteur secondaire y est également très développé. Notamment l'artisanat. En effet Le sous - secteur artisanal est en plein essor mais reste dans le secteur " informel " et  occupe une bonne partie des actifs urbains.

Le commerce y est très florissant. C'est d'ailleurs la capitale économique du Burkina Faso. La fermeture des frontière avec la côte d'ivoire ces dernier temps a durement affecté la région; du fait que la plupart des échanges commerciaux se faisait avec ce pays.

Bobo dioulasso est en même temps une ville culturelle et touristique. Il abrite en effet le siège de la semaine nationale de culture, qui est une biennale culturelle où toutes les troupes artistiques du Burkina viennent rivaliser d'ardeur et de talent. Il renferme de nombreux sites touristiques qui ont besoin d'être valorisés. notamment:

-Le Musée provincial, abrité dans un bâtiment de style colonial, ouvert du mardi au samedi;

-La vieille mosquée de Dioulassoba construite en 1894, avec des troncs de ronier par l'Almamy Sakidi SANON;

-La tombe de Guimbi OUATTARA (1836-1919), la grande princesse bobo, qui offrit l'hospitalité à l'explorateur BINGER lors de son passage en 1888;

-La cathédrale Notre Dame de Lourdes construite en 1957;

-La gare ferroviaire bâtie en 1933, bel exemple d'architecture coloniale inspirée du style soudanais.Le premier train est entré en gare le 25 janvier 1935.

-Le vieux quartier historique de Dioulassoba : le plus ancien de la ville, riche des traditions séculaires bobo. Aujourd'hui encore, on peut y visiter la maison-mère Konsa qui date du XVème siècle.

-Le marché de poterie,les places et monuments, le nouveaux marché communal, le vieux quartier des musiciens "bolomakoté"... contribuent eux aussi à l'attraction touristique de la capitale du Houet.

La guinguette, sur la route de Orodara à 17 kms de Bobo-Dioulasso, forêt galerie, un endroit idéal pour le pique-nique, la baignade et la pêche.

-La falaise de Banfora, à 7 kms sur la route de Bobo-Dioulasso au lieu dit "la Safari", avec une vue panoramique sur le pays bobo.

-Le village de Koro, village pittoresque accroché aux rochers.

-Borodougou, avec ses falaises, grottes avec gravures rupestres . Ces grottes sont le cadre de cérémonies animistes.

-La mare aux hippopotames, à 65 kms sur la route de Dédougou, dans une forêt classée, plus de soixante hippopotames y bénéficient d'une protection totale.

La situation socio-économique actuelle de Bobo dioulasso l'interpelle sur cinq défis majeurs:

- l'analphabétisme , très poussé

- le système sanitaire très précaire

- inadaptation des méthodes culturales

- Faible échange avec l'extérieur

- grandes potentialités touristiques et artisanale mais faiblement exploitées

 

 

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